Voilà un livre qui m'a déstabilisé comme lecteur. Ça m'a fait du bien, puisque ça s'est quand même fait en douceur. Merci à l'auteur. Mais ça s'est aussi malheureusement fait aux détriments du livre.
J'ai été interpellé par ce qu'on en disait: des bribes d'une enfance passée dans un coin de planète dont on entend peu parler: le Témiscamingue. C'est effectivement le cas pour une bonne moitié du livre et cette portion-là est savoureuse. Beaupré prend un ton un peu badin mais respectueux pour décrire l'environnement et les gens. On s'amuse bien et on s'émeut de portraits de gens rendus avec une belle chaleur.
À travers ce récit, l'auteur introduit d'abord quelques impressions sur l'état (le métier? je sais pas trop) d'écrivain qu'il est en train de devenir. Puis, ce récit de soi se transforme lentement en une fiction imaginaire où il fait entrer des personnages eux aussi tirés de son enfance, dont principalement son frère. Toujours raconté avec le même ton plutôt goguenard, ce récit glisse dans un monde imaginaire qui, à force, me faisait un peu regretter de ne pas revenir dans les descrpitions nostalgiques de l'enfance du narrateur.
C'est un imaginaire très doux. Ça m'a fait penser à quelquechose entre Raymond Queneau et Boris Vian. C'est bien écrit, bien maitrisé mais pour ma part, mis ensemble, le récit de l'enfance et celui du monde imaginaire ont eu trop peu à m'offrir. Je suis comme resté sur ma faim.
Ceci dit, l'univers onirique et nostalgique m'ont été sympathiques. C'est peut-être seulement son agencement qui m'a perdu un peu.
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