mardi 6 janvier 2009

Ce que le jour doit à la nuit, par Yasmina Khadra, éditions Julliard


Déjà, avec un aussi joli titre...

Je n'avais rien lu de Khadra, mais une entrevue entendue à la radio m'a donné envie de le lire. Déjà intrigant de savoir que le mec a pris le nom de sa femme comme nom de plume. Caractéristique qui m'a d'abord laissé perplexe, redoutant les charges féministes ou autres trucs du genre. Mais rien de tel. Ce livre est la chronique d'un homme né en Algérie française. En toile de fond: la guerre d'Algérie, avant, pendant et après.

C'est loin d'un Québécois la guerre d'Algérie, si loin. Cette histoire nous fait vivre une époque mouvementée de l'intérieur. Le narrateur est un homme, pas nécessairement l'auteur, qui raconte sobrement et efficacement. Les mots sont simples, les personnages aussi. En fait, à un certain moment, j'ai cru avoir affaire à une simple histoire d'amour difficile et tristounette, et plus j'ai avancé, plus j'ai embarqué, jusqu'à être totalement envouté par cet univers.

Lire, c'est bien souvent voyager, autant géographiquement que temporellement. Ici, les deux ont compté. En refermant "Ce que le jour doit à la nuit", j'ai longtemps ressenti la terre sèche d'Algérie, ces gens pris dans quelque chose qui a déterminé leurs vies sans qu'ils sachenent vraiment ce qui leur arrivait.

Ça vaudrait bien la peine de lire quelque chose d'autre de Khadra. En fait j'en ai bien envie.

Franchement, depuis quelques mois, mes choix de lecture ont été tellement bons que j'ai juste envie de tout lire, de tout prendre. Je dois être dans une phase où je me laisse facilement emporter, voir mener en bateau. Lire c'est â aussi: décrocher, ne pas voir ni sentir le paysage qui défile pendant qu'on est plongé dans le bouquin.

Jusqu'ici, franchement, j'ai pas trouvé mieux comme activité!

8 commentaires:

Karl Chaboum a dit…

http://karlchaboum.blogspot.com/
Alain, j'aime l'aspect positif et rafraîchissant de vos lectures; on aime lire ce que vous lisez ! Je prends mon envol avec le blog en entête après quarante ans de lecture, d'écriture, de polissage de mots qui me possèdent, que je prends le droit de tordre, de déchirer, d'embrasser. Je suis Rabelais, Voltaire, Victor Hugo que je m'approprie comme arrière-grand'parents. Serai-je leur enfant du XXI'siècle ? Mon sang devient de l'encre sur le papier, aucun secret, une mise à nue qui parfois est douce, parfois entaille et met en pièce. À vous d'en juger, de faire connaître ce blogue qui n'a pas sa langue dans sa poche, prêt à alimenter le feu avec des pensées incendiaires, réconforter avec des mers d'eau rose. À vous d'en juger.

Alain a dit…

Bonjour Karl,

Vous êtes la preuve que les mots, lorsque partagés parce que lus, ne sont jamais vains et méritent d'être écrits. Merci beaucoup de partager vos écrits avec ceux qui consultent mon petit blog. Vos textes sont très beaux, votre voix, nouvelle, et j'encourage quiconque lit ceci à les parcourrir.

Continuez!

Alain

Anonyme a dit…

Cher alain, la trilogie de yasmina kadra, c'est un envoutement ! tu dois commencer par l'attentat.
Diane duchesse des villas

michel a dit…

J'ai rencontré Yasmina Khadra à l'Institut du Monde Arabe à Paris. Un homme simple et sensible à tout ce que vous lui dites. Le genre d'hommes avec lesquels on peut construire un Monde sans haine.
Michel Cohen

michel a dit…

J'ai rencontré Yasmina Khadra à L'Institut du Monde Arabe à Paris. C'est un homme simple et sensible à tout ce que vous lui dites. Le genre d'hommes avec lesquels on peut construire un Monde sans haine.
Michel Cohen

Anonyme a dit…
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