lundi 29 juin 2026

Les grues volent vers le sud, par Liza Ridzen, éditions La Peuplade

Tout le bien que vous avez lu sur ce livre est vrai. On en sort profondément ému par tous ses personnages: un fils unique en plein désarroi, un ami de toujours, du personnel de la santé humain, un chien fidèle et surtout, un vieux monsieur qui se raconte en parlant à sa femme qui ne le reconnait plus. Il y a beaucoup de monde qu’on voudrait prendre dans nos bras dans ce livre. Tout le monde, en fait. Sans cruauté, ce récit est rempli de maladresses. C’est, d’après moi, ce qui le rend aussi touchant.

Le narrateur raconte plusieurs fins vécues dans sa vie, des départs, des ruptures, et de toutes, sa fin à lui sera la plus déroutante. Il flotte donc sur ce livre une tristesse discrète, douce, mais saine, bercée par le vieillissement, l’esprit qui s’en va et les souvenirs qui restent. L’écriture calme de Liza Ridzen nous fait aussi réaliser qu’une des plus belles choses qu’on puisse offrir à nos personnes âgées, plus que de la compassion ou de l’empathie, c’est du respect.

Ce livre est une totale réussite, cette voix est une vraie force tranquille, douce à la lecture. Chapeau bas pour la traduction de Catherine Renaud. Maintenant, message à Liza Ridzen : vous m’avez donné envie d’avoir des nouvelles d’Hans ou de connaître la vie de Ture. Ce serait si bien. Mais quoi qu’il en soit, revenez-nous!

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