Il faut un auteur hors du commun pour vous emmener aussi loin en seulement 70 pages.
Jon Fosse ouvre la grande porte, la dernière, l'ultime, pour son personnage complètement perdu. Le gars a pris son char, a zigzagué d'un chemin à l'autre jusqu'à s'embourber dans un sentier forestier. Il sort, marche, et se perd.
Ce qui l'a rendu là est supposé par l'auteur. Comme à son habitude, il nous fait entrer dans la tête d'une personne confuse, tourmentée, dont les quelques instants de lucidité sont autant de tremplins pour plonger encore plus profondément dans une obscurité typique des personnages de Fosse. Le soir tombe, mais voilà qu'il se met à neiger, et tout devient blanc, de plus en plus blanc. La confusion se transforme alors en quelque chose d'autre, et quelle que soit la définition qu'on en fasse, c'est très touchant.
Lire Jon Fosse est une expérience dont je ne me lasse pas. Mon seul regret à propos de Blancheur est de ne pas l'avoir lu dans les meilleures dispositions. J'envie qui le lira d'une traite dans un lieu à l'écart, propice à sentir le soir tomber, puis la neige, puis le reste.
Jon Fosse est l'un des meilleurs pour nous traduire dans la réalité le genre de quatrième dimension dans laquelle se retrouvent des personnes que la vie rend fragile. Son ton, qui me fait de plus en plus penser à celui des pièces de Beckett, est d'abord difficile à cerner, mais une fois qu'on a pris le tempo, on est fascinés. Le gars crée des personnages extra-lucides. Ce court livre en est la preuve. Le gars en vient à voir et à ressentir des choses. Et si c'était comme ça que ça se passait, ce fameux moment?
Si vous n'avez jamais lu Jon Fosse, je recommande Blancheur pour vous y initier. Le ton, l'environnement, le personnage: tout y est. Si vous aimez ça, poursuivez votre découverte avec Matin et soir ou Melancholia II. Tiens, faudra que je relise ça un jour, moi.
dimanche 16 août 2026
dimanche 2 août 2026
Le spleen d'Oulan-Bator, par Jean-Frédéric Légaré-Tremblay, Les Presses de l'Université de Montréal éditeur
Ah les récits de voyage, ces exercices le plus souvent égocentriques, toujours trop longs, qui n'intéressent le plus souvent que l'auteur lui-même. Légaré-Tremblay transforme habilement ce qui aurait pu en être un en un récit qui prend la forme d'un aveu: par sa faute, un voyage peut sombrer dans l'ennui. Pas l'ennui de la maison ou de quelqu'un, non, mais celui qu'on pourrait confondre avec le désoeuvrement. Dans la langue de mon côté du monde on pourrait dire: trouver ça plate.
Pourtant la Mongolie, c'est pas rien. Légaré-Tremblay nous le démontre sur quelques pages où il raconte un voyage précédent au même endroit. Mais c'était l'été, et cette fois, il y est en plein hiver, avec un froid lttéralement sibérien et une pollution presqu'invivable à cause des chauffauges au charbon qu'utilisent les habitants de cette grande ville du nord.
On a souvent décrit l'expérience de la solitude, mais rarement celui de l'ennui. L'intérêt dans l'ennui, c'est d'abord de voir comment on est tombé dedans, et ensuite d'observer comment on fait pour s'en sortir. Qu'on le veuille ou non, ça finit souvent par quelques grands auto-coups de pied au cul. Mais quand t'es dans une ville hyper polluée eet qu'il fait en bas de -30C, t'as un peu moins de volonté à partir à l'aventure.
Et pourtant, l'auteur est quand même en Mongolie, un pays méconnu qu'il nous décrit socialement et historiquement à travers ses non-pérégrinations. Le récit de voyage devient une initiation à une partie inconnue du monde, et c'est fort intéressant. Comme quoi raconter un voyage qui n'a pas été ce qu'on s'en attendait crée sans doute le meilleur récit. Jean-Frédéric Légaré-Tremblay le fait habilement, comme on raconte une avarie qui nous est arrivée, en mettant l'accent sur les bons éléments, avec sincérité, et en sachant nous captiver.
C'est peut-être à lire pendant que vous êtes en voyage, justement pur vous faire apprécier le vôtre.
Pourtant la Mongolie, c'est pas rien. Légaré-Tremblay nous le démontre sur quelques pages où il raconte un voyage précédent au même endroit. Mais c'était l'été, et cette fois, il y est en plein hiver, avec un froid lttéralement sibérien et une pollution presqu'invivable à cause des chauffauges au charbon qu'utilisent les habitants de cette grande ville du nord.
On a souvent décrit l'expérience de la solitude, mais rarement celui de l'ennui. L'intérêt dans l'ennui, c'est d'abord de voir comment on est tombé dedans, et ensuite d'observer comment on fait pour s'en sortir. Qu'on le veuille ou non, ça finit souvent par quelques grands auto-coups de pied au cul. Mais quand t'es dans une ville hyper polluée eet qu'il fait en bas de -30C, t'as un peu moins de volonté à partir à l'aventure.
Et pourtant, l'auteur est quand même en Mongolie, un pays méconnu qu'il nous décrit socialement et historiquement à travers ses non-pérégrinations. Le récit de voyage devient une initiation à une partie inconnue du monde, et c'est fort intéressant. Comme quoi raconter un voyage qui n'a pas été ce qu'on s'en attendait crée sans doute le meilleur récit. Jean-Frédéric Légaré-Tremblay le fait habilement, comme on raconte une avarie qui nous est arrivée, en mettant l'accent sur les bons éléments, avec sincérité, et en sachant nous captiver.
C'est peut-être à lire pendant que vous êtes en voyage, justement pur vous faire apprécier le vôtre.
lundi 27 juillet 2026
Les orphelins- Une histoire de Billy the Kid, par Éric Vuillard, éditions Actes Sud
Ce court récit est d'abord un travail de recherche fouillé avec photos et mises en contexte historiques fort bien racontées. L'auteur y porte son propre regard et son interprétation sur l'histoire d'un gars qui n'a pas demandé à ce que son surnom passe à la postérité. Billy the Kid était un petit truand, d'abord anonyme, puis craint, qui a passé sa courte vie à survivre. Éric Vuillard le réhabilite habilement en interprétant la vie du personnage d'un angle différent de celui que lui a donné la Mémoire de sa nation.
Vuillard s'est demandé ce qui se cachait derrière la renommée d'un personne comme ça. Et d'où vient cette renommée? Quelle était la cause d'un mec aussi perdu, si jamais il en avait une?
C'est bon de redécouvrir un personnage historique de cette façon, en se posant des questions, dont la première: Billy the Kid a été le produit de quoi? Si son histoire s'est mal terminée et que son existence été pour le moins abjecte, c'est peut-être justement parce qu'il était le fruit de son environnement.
Ce n'est pas tant le personnage lui-même que ceux qui l'ont entouré que raconte Éric Vuillard, des débuts obscurs de Billy (on ne sait pas trop d'où il vient) jusqu'à sa fin tragique qui est passée à l'histoire. Parsemé de photos d'époque de lieux et de gens, Les Orphelins retrace une histoire triste et épique racontée par un penseur bien documenté. C'est un récit qui bouscule une fiction pour la placer dans la réalité. Disons ue c'est un peu le contraire d'un roman. Ça m'a beaucoup changé de ce que j'ai l'habitude de lire, ce qui est bon. Triste et rentre dedans, mais bon.
Vuillard s'est demandé ce qui se cachait derrière la renommée d'un personne comme ça. Et d'où vient cette renommée? Quelle était la cause d'un mec aussi perdu, si jamais il en avait une?
C'est bon de redécouvrir un personnage historique de cette façon, en se posant des questions, dont la première: Billy the Kid a été le produit de quoi? Si son histoire s'est mal terminée et que son existence été pour le moins abjecte, c'est peut-être justement parce qu'il était le fruit de son environnement.
Ce n'est pas tant le personnage lui-même que ceux qui l'ont entouré que raconte Éric Vuillard, des débuts obscurs de Billy (on ne sait pas trop d'où il vient) jusqu'à sa fin tragique qui est passée à l'histoire. Parsemé de photos d'époque de lieux et de gens, Les Orphelins retrace une histoire triste et épique racontée par un penseur bien documenté. C'est un récit qui bouscule une fiction pour la placer dans la réalité. Disons ue c'est un peu le contraire d'un roman. Ça m'a beaucoup changé de ce que j'ai l'habitude de lire, ce qui est bon. Triste et rentre dedans, mais bon.
mardi 21 juillet 2026
Corps célestes à la lisière du monde, par Jon Kalman Stefansson, éditions Christian Bourgois
C'est l'histoire de quelqu'un qui aime. Simplement. Ce gars-là aime. Et il s'en condamne. On lui en veut. Ce monde est austère et aimer comme ça, ça ne passe pas.
Petur est pasteur dans l'Islande du début du XVIIe siècle. Le gars a bien vécu. Il a eu la chance d'avoir été encouragé à développer ses connaissances. Il a étudié, rencontré des gens pour qui il garde un profond respect et de beaux souvenirs. Sa maitrise de l'écriture lui a permis de rencontrer de grands personnages du pays. Puis, on l'assigne à cette petite communauté du nord du pays comme pasteur.
C'est ce qu'il raconte en écrivant à une personne très chère à qui il doit confier quelque chose d'important. Il traine en effet une réputation peu enviable. Il veut expliquer pourquoi, d'autant plus qu'un événement vient de se produire et qu'il y est relié. Est-ce sa faute? Qui accuser?
C'est l'histoire d'une personne hors normes qui veut entrer dans la norme mais qui se rend bien compte qu'il ne le pourra jamais. Ce gars aime apprendre, un de ses malheurs étant d'aimer les nouvelles idées comme celles d'un certain Galilée ou d'un Copernic. Mais il aime aussi ceux qui l'entourent, leurs natures propres, la robustesse de sa vieille servante, La naïveté de ses deux enfants adoptés, et ces femmes brillantes et allumées qui l'entourent et qui ne le devraient pas. Comme lui, les femmes possèdent une humanité que les autres hommes ne convoitent pas, sauf exceptions. Ceux-là sont étrangers, ou nerds ou d'une sexualité différente. Les autres supportent mal leur existence.
Jon Kalman raconte le rare talent d'être soi malgré tout. Raconté avec aridité, ce récit est loin des emportements, mais certains passages sur la beauté et sur l'amour, de qui ou de quoi que ce soit, sont magistraux. Différent de ses derniers livres, celui-là est dur, parfois apre, souvent violent, mais aussi méditatif et prodigieusement beau.
Petur est pasteur dans l'Islande du début du XVIIe siècle. Le gars a bien vécu. Il a eu la chance d'avoir été encouragé à développer ses connaissances. Il a étudié, rencontré des gens pour qui il garde un profond respect et de beaux souvenirs. Sa maitrise de l'écriture lui a permis de rencontrer de grands personnages du pays. Puis, on l'assigne à cette petite communauté du nord du pays comme pasteur.
C'est ce qu'il raconte en écrivant à une personne très chère à qui il doit confier quelque chose d'important. Il traine en effet une réputation peu enviable. Il veut expliquer pourquoi, d'autant plus qu'un événement vient de se produire et qu'il y est relié. Est-ce sa faute? Qui accuser?
C'est l'histoire d'une personne hors normes qui veut entrer dans la norme mais qui se rend bien compte qu'il ne le pourra jamais. Ce gars aime apprendre, un de ses malheurs étant d'aimer les nouvelles idées comme celles d'un certain Galilée ou d'un Copernic. Mais il aime aussi ceux qui l'entourent, leurs natures propres, la robustesse de sa vieille servante, La naïveté de ses deux enfants adoptés, et ces femmes brillantes et allumées qui l'entourent et qui ne le devraient pas. Comme lui, les femmes possèdent une humanité que les autres hommes ne convoitent pas, sauf exceptions. Ceux-là sont étrangers, ou nerds ou d'une sexualité différente. Les autres supportent mal leur existence.
Jon Kalman raconte le rare talent d'être soi malgré tout. Raconté avec aridité, ce récit est loin des emportements, mais certains passages sur la beauté et sur l'amour, de qui ou de quoi que ce soit, sont magistraux. Différent de ses derniers livres, celui-là est dur, parfois apre, souvent violent, mais aussi méditatif et prodigieusement beau.
lundi 29 juin 2026
Les grues volent vers le sud, par Liza Ridzen, éditions La Peuplade
Tout le bien que vous avez lu sur ce livre est vrai. On en sort profondément ému par tous ses personnages: un fils unique en plein désarroi, un ami de toujours, du personnel de la santé humain, un chien fidèle et surtout, un vieux monsieur qui se raconte en parlant à sa femme qui ne le reconnait plus. Il y a beaucoup de monde qu’on voudrait prendre dans nos bras dans ce livre. Tout le monde, en fait. Sans cruauté, ce récit est rempli de maladresses. C’est, d’après moi, ce qui le rend aussi touchant.
Le narrateur raconte plusieurs fins vécues dans sa vie, des départs, des ruptures, et de toutes, sa fin à lui sera la plus déroutante. Il flotte donc sur ce livre une tristesse discrète, douce, mais saine, bercée par le vieillissement, l’esprit qui s’en va et les souvenirs qui restent. L’écriture calme de Liza Ridzen nous fait aussi réaliser qu’une des plus belles choses qu’on puisse offrir à nos personnes âgées, plus que de la compassion ou de l’empathie, c’est du respect.
Ce livre est une totale réussite, cette voix est une vraie force tranquille, douce à la lecture. Chapeau bas pour la traduction de Catherine Renaud. Maintenant, message à Liza Ridzen : vous m’avez donné envie d’avoir des nouvelles d’Hans ou de connaître la vie de Ture. Ce serait si bien. Mais quoi qu’il en soit, revenez-nous!
Le narrateur raconte plusieurs fins vécues dans sa vie, des départs, des ruptures, et de toutes, sa fin à lui sera la plus déroutante. Il flotte donc sur ce livre une tristesse discrète, douce, mais saine, bercée par le vieillissement, l’esprit qui s’en va et les souvenirs qui restent. L’écriture calme de Liza Ridzen nous fait aussi réaliser qu’une des plus belles choses qu’on puisse offrir à nos personnes âgées, plus que de la compassion ou de l’empathie, c’est du respect.
Ce livre est une totale réussite, cette voix est une vraie force tranquille, douce à la lecture. Chapeau bas pour la traduction de Catherine Renaud. Maintenant, message à Liza Ridzen : vous m’avez donné envie d’avoir des nouvelles d’Hans ou de connaître la vie de Ture. Ce serait si bien. Mais quoi qu’il en soit, revenez-nous!
lundi 15 juin 2026
Épinette, par Isabelle Lapointe, éditions La Mèche
Gros plaisir ultra-confortable pour le lecteur de ce côté de l'Atlantique que je suis. Épinette s'inscrit dans la lignée de livres mi-romans mi-récits parus ces dernières années au Québec, qui racontent des coins de pays et des gens ordinaires à travers les souvenirs de l'auteur. Je pense au quartier montréalais de Francis Ouellette avec Mélasse de fantaisie, au Lac-St-Jean de Joël Martel avec Comme un long accident de char, et au Thetford Mines de Sébastien Dulude avec Amiante. Isabelle Lapointe, elle, raconte un village de la Côte-Nord dont elle taira le nom en lui en donnant un fictif, ainsi qu'à la ville voisine. Bon, pour cette dernière,les pas trop cancres en géo québécoise réussiront à mettre un nom, c'est assez facile.
Amateurs de fleuve, de galets et de baleines s'abstenir. Ici, le décor est forestier, quoi que le village prend beaucoup de place avec son son dep, son arcade, ses écoles et la 138, la route régionale qui le traverse. Loin des clichés touristiques, Isabelle Lapointe nous emmène plutôt dans le microcosme d'un monde replié sur lui-même rendu quasiment hollywoodien par sa narration. Excellente conteuse, elle rend extraordinaires des personnages qui se perçoivent comme les plus ordinaires des ordinaires. C'est pourquoi on rit souvent et on ne s'ennuie jamais.
Bien sur, raconter des maisons mal entretenues, des jeunes qui se désennuient avec une violence tout aussi ordinaire qu'eux et des adultes sans aucune confiance en eux, ça peut sembler déprimant. On pourrait aussi tomber dans le syndrôme de l'autrice sortie de son trou qui raconte son monde d'origine, rempli de "gros colons". On perçoit plutôt un regard porté avec tendresse sur un monde tout en faiblesse. Isabelle Lapointe ne s'attendrit pas, je dirais plutôt qu'elle nous montre qu'elle les comprends. On est beaucoup dans le "ils ont fait avec ce qu'ils avaient".
En tout cas, c'est réussi. Le divertissement est pur, crédible, pas exagéré ni trop vulgaire pour nous faire rouler des yeux. Au contraire, on sort d'Épinette en souriant, en se disant que "C'est ben pour dire, quand même, hein, mais malgré tout, c'était ben beau".
Amateurs de fleuve, de galets et de baleines s'abstenir. Ici, le décor est forestier, quoi que le village prend beaucoup de place avec son son dep, son arcade, ses écoles et la 138, la route régionale qui le traverse. Loin des clichés touristiques, Isabelle Lapointe nous emmène plutôt dans le microcosme d'un monde replié sur lui-même rendu quasiment hollywoodien par sa narration. Excellente conteuse, elle rend extraordinaires des personnages qui se perçoivent comme les plus ordinaires des ordinaires. C'est pourquoi on rit souvent et on ne s'ennuie jamais.
Bien sur, raconter des maisons mal entretenues, des jeunes qui se désennuient avec une violence tout aussi ordinaire qu'eux et des adultes sans aucune confiance en eux, ça peut sembler déprimant. On pourrait aussi tomber dans le syndrôme de l'autrice sortie de son trou qui raconte son monde d'origine, rempli de "gros colons". On perçoit plutôt un regard porté avec tendresse sur un monde tout en faiblesse. Isabelle Lapointe ne s'attendrit pas, je dirais plutôt qu'elle nous montre qu'elle les comprends. On est beaucoup dans le "ils ont fait avec ce qu'ils avaient".
En tout cas, c'est réussi. Le divertissement est pur, crédible, pas exagéré ni trop vulgaire pour nous faire rouler des yeux. Au contraire, on sort d'Épinette en souriant, en se disant que "C'est ben pour dire, quand même, hein, mais malgré tout, c'était ben beau".
mercredi 10 juin 2026
Histoires LGBTQ+ au Québec et au Canada, par Jean-Charles Panneton, éditions Septentrion
C'est un essai, c'est écrit par un historien et ça ne contient pas d'opinions. Déjà, juste avec ça, c'est quasiment subversif, dans le sens de "à contre-courant", dans le contexte de 2026. L'historien Jean-Charles Panneton raconte des épisodes historiques concernant des communautés, mais aussi des personnalités. Du monde du travail à celui du divertissement, de la politique à la vie de quartier, il nous raconte comment des événements se sont passés, comment des personnalités publiques se sont exprimées et comment on a interprété tout ça en fonction de l'époque dont il est question. À partir de là, c'est au lecteur à se faire une opinion.
C'est rafraichissant de lire un essai sans parti pris, bien que l'auteur relate parfois son expérience personnelle d'un événement. Ce n'est pas nécessaire, mais ce n'est rien pour biaiser non plus les faits racontés. C'est d'autant meilleur que chaque événement ou portrait est décrit avec concision en de courts chapitres distincts les uns des autres, faciles et agréables à lire. Des images appropriées ajoutent aux textes, ce qui rend notre découverte des sujts abordés encore lus plaisante. Il faut dire que les le format du livre est inspiré de chroniques que l'auteur a diffusé à l'émission Aujourd'hui l'histoire, de la chaîne radiophonique Ici-Première.
Ce livre est pour qui? C'est certain que qui s'identifie, vit dans ou avec la communauté LGBTQ+ se sentira particuièrement concerné, question de ressenti. Ce serait toutefois réducteur de dire qu'il n'intéressera que ce pan de la population lectrice. Car ce livre, par ailleurs très bien vulgarisé pour un ouvrage scientifique, est historique, donc, il relate le passé à l'intention de tous ceux qui sont dans le présent, quel que soit leur âge. Ça ravira donc aussi les geeks d'Histoire avec un grand H.
Par son format, ce recueil se lit fort bien en vacances, parce qu'instructif et divertissant. Bref, qu'on se le dise, c'est (vraiment!) un livre pour tous.
C'est rafraichissant de lire un essai sans parti pris, bien que l'auteur relate parfois son expérience personnelle d'un événement. Ce n'est pas nécessaire, mais ce n'est rien pour biaiser non plus les faits racontés. C'est d'autant meilleur que chaque événement ou portrait est décrit avec concision en de courts chapitres distincts les uns des autres, faciles et agréables à lire. Des images appropriées ajoutent aux textes, ce qui rend notre découverte des sujts abordés encore lus plaisante. Il faut dire que les le format du livre est inspiré de chroniques que l'auteur a diffusé à l'émission Aujourd'hui l'histoire, de la chaîne radiophonique Ici-Première.
Ce livre est pour qui? C'est certain que qui s'identifie, vit dans ou avec la communauté LGBTQ+ se sentira particuièrement concerné, question de ressenti. Ce serait toutefois réducteur de dire qu'il n'intéressera que ce pan de la population lectrice. Car ce livre, par ailleurs très bien vulgarisé pour un ouvrage scientifique, est historique, donc, il relate le passé à l'intention de tous ceux qui sont dans le présent, quel que soit leur âge. Ça ravira donc aussi les geeks d'Histoire avec un grand H.
Par son format, ce recueil se lit fort bien en vacances, parce qu'instructif et divertissant. Bref, qu'on se le dise, c'est (vraiment!) un livre pour tous.
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