Ce court récit est d'abord un travail de recherche fouillé avec photos et mises en contexte historiques fort bien racontées. L'auteur y porte son propre regard et son interprétation sur l'histoire d'un gars qui n'a pas demandé à ce que son surnom passe à la postérité. Billy the Kid était un petit truand, d'abord anonyme, puis craint, qui a passé sa courte vie à survivre. Éric Vuillard le réhabilite habilement en interprétant la vie du personnage d'un angle différent de celui que lui a donné la Mémoire de sa nation.
Vuillard s'est demandé ce qui se cachait derrière la renommée d'un personne comme ça. Et d'où vient cette renommée? Quelle était la cause d'un mec aussi perdu, si jamais il en avait une?
C'est bon de redécouvrir un personnage historique de cette façon, en se posant des questions, dont la première: Billy the Kid a été le produit de quoi? Si son histoire s'est mal terminée et que son existence été pour le moins abjecte, c'est peut-être justement parce qu'il était le fruit de son environnement.
Ce n'est pas tant le personnage lui-même que ceux qui l'ont entouré que raconte Éric Vuillard, des débuts obscurs de Billy (on ne sait pas trop d'où il vient) jusqu'à sa fin tragique qui est passée à l'histoire. Parsemé de photos d'époque de lieux et de gens, Les Orphelins retrace une histoire triste et épique racontée par un penseur bien documenté. C'est un récit qui bouscule une fiction pour la placer dans la réalité. Disons ue c'est un peu le contraire d'un roman. Ça m'a beaucoup changé de ce que j'ai l'habitude de lire, ce qui est bon. Triste et rentre dedans, mais bon.
lundi 27 juillet 2026
mardi 21 juillet 2026
Corps célestes à la lisière du monde, par Jon Kalman Stefansson, éditions Christian Bourgois
C'est l'histoire de quelqu'un qui aime. Simplement. Ce gars-là aime. Et il s'en condamne. On lui en veut. Ce monde est austère et aimer comme ça, ça ne passe pas.
Petur est pasteur dans l'Islande du début du XVIIe siècle. Le gars a bien vécu. Il a eu la chance d'avoir été encouragé à développer ses connaissances. Il a étudié, rencontré des gens pour qui il garde un profond respect et de beaux souvenirs. Sa maitrise de l'écriture lui a permis de rencontrer de grands personnages du pays. Puis, on l'assigne à cette petite communauté du nord du pays comme pasteur.
C'est ce qu'il raconte en écrivant à une personne très chère à qui il doit confier quelque chose d'important. Il traine en effet une réputation peu enviable. Il veut expliquer pourquoi, d'autant plus qu'un événement vient de se produire et qu'il y est relié. Est-ce sa faute? Qui accuser?
C'est l'histoire d'une personne hors normes qui veut entrer dans la norme mais qui se rend bien compte qu'il ne le pourra jamais. Ce gars aime apprendre, un de ses malheurs étant d'aimer les nouvelles idées comme celles d'un certain Galilée ou d'un Copernic. Mais il aime aussi ceux qui l'entourent, leurs natures propres, la robustesse de sa vieille servante, La naïveté de ses deux enfants adoptés, et ces femmes brillantes et allumées qui l'entourent et qui ne le devraient pas. Comme lui, les femmes possèdent une humanité que les autres hommes ne convoitent pas, sauf exceptions. Ceux-là sont étrangers, ou nerds ou d'une sexualité différente. Les autres supportent mal leur existence.
Jon Kalman raconte le rare talent d'être soi malgré tout. Raconté avec aridité, ce récit est loin des emportements, mais certains passages sur la beauté et sur l'amour, de qui ou de quoi que ce soit, sont magistraux. Différent de ses derniers livres, celui-là est dur, parfois apre, souvent violent, mais aussi méditatif et prodigieusement beau.
Petur est pasteur dans l'Islande du début du XVIIe siècle. Le gars a bien vécu. Il a eu la chance d'avoir été encouragé à développer ses connaissances. Il a étudié, rencontré des gens pour qui il garde un profond respect et de beaux souvenirs. Sa maitrise de l'écriture lui a permis de rencontrer de grands personnages du pays. Puis, on l'assigne à cette petite communauté du nord du pays comme pasteur.
C'est ce qu'il raconte en écrivant à une personne très chère à qui il doit confier quelque chose d'important. Il traine en effet une réputation peu enviable. Il veut expliquer pourquoi, d'autant plus qu'un événement vient de se produire et qu'il y est relié. Est-ce sa faute? Qui accuser?
C'est l'histoire d'une personne hors normes qui veut entrer dans la norme mais qui se rend bien compte qu'il ne le pourra jamais. Ce gars aime apprendre, un de ses malheurs étant d'aimer les nouvelles idées comme celles d'un certain Galilée ou d'un Copernic. Mais il aime aussi ceux qui l'entourent, leurs natures propres, la robustesse de sa vieille servante, La naïveté de ses deux enfants adoptés, et ces femmes brillantes et allumées qui l'entourent et qui ne le devraient pas. Comme lui, les femmes possèdent une humanité que les autres hommes ne convoitent pas, sauf exceptions. Ceux-là sont étrangers, ou nerds ou d'une sexualité différente. Les autres supportent mal leur existence.
Jon Kalman raconte le rare talent d'être soi malgré tout. Raconté avec aridité, ce récit est loin des emportements, mais certains passages sur la beauté et sur l'amour, de qui ou de quoi que ce soit, sont magistraux. Différent de ses derniers livres, celui-là est dur, parfois apre, souvent violent, mais aussi méditatif et prodigieusement beau.
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