C'est un recueil de nouvelles. Avec le style de Gyrdir, simple, factuel et très naturel en même temps, ça en fait un objet étrange, qui ressemble parfois à un recueil de fables, ou de contes ou de pensées. Les histoires racontées sont tirées du quotidien de personnages on ne peut plus ordinaires, et leur point commun est le décor: l'Islande, tant par sa nature que par les habitudes de ses personnages, est omniprésente.
Ça en fait un objet très calme. On n'est pas dans la violence avec Gydrdir, mais dans l'observation des moeurs de l'humanité. C'est parfois très beau, comme la première nouvelle, par exemple, que j'ai relu tout de suite une fois terminée. La dernière, aussi, a une finale très touchante.
Mais voilà, on a beau aimer un auteur de tout son coeur, lorsqu'on tombe dans un recueil de nouvelles, on se sent souvent un peu trahi. Dans un roman, on pardonne une portion un peu plus longuette ou pas vraiment nécessaire, un genre de trip d'auteur parce qu'on sait que l'histoire, qu'on aime, va reprendre à un certain moment donné. Mais dans un recueil de nouvelles, cette longueur ou cette chose incongrüe qu'on se demande ce qu'elle fait là, c'est souvent une nouvelle au complet. On la commence, on la termine et on s'apperçoit qu'on n'a tout simplement aucune émotion. C'est décevant.
Avec ces nouvelles, on se demande soit si quelque chose ne s'est pas perdu dans la traduction, soit si l'éditeur n'a pas été un peu trop généreux aec un de ses chouchoux en acceptant des textes un peu plus quelconque.
En tout cas, si vous voulez découvrir cet excellent auteur islandais, commencez plutôt par Requiem, que je vous recommande chaudement. Ensuite, si vous tombez sous le charme... ben procurez-vous ses autres romans, parce que ce recueil de nouvelles risque, malheureusement, de vous décevoir un peu.
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